Le Roman de Mélusine - Jean-Pierre Tusseau

Jean-Pierre Tusseau

Classique
Texte abrégé

La seule édition destinée aux collégiens actuellement disponible

Aussi célèbre que Viviane et Morgane, la fée Mélusine est l’une des grandes enchanteresses du Moyen Âge. Mais, à la différence de ses deux consœurs, elle n’appartient pas à l’univers arthurien et n’apparaît pas dans le cycle du Graal.

Issue de la culture populaire, Mélusine est une fée du Poitou, et son nom est associé à la famille des Lusignan, dont elle épouse Raymondin. Elle lui donne le bonheur, la réussite et huit fils hors du commun et affublés de quelques traits monstrueux : grandes oreilles, œil au milieu du front, tache velue sur le nez, dent grande comme une défense de sanglier ! Mélusine impose une seule condition à son mari : ne jamais chercher à savoir ce qu’elle fait le samedi.

L’histoire de Mélusine a été le premier livre imprimé en France, en 1478, à Lyon. C’est aussi une œuvre qui permet d’aborder le Moyen Âge dans sa diversité – chevalerie, architecture, image du moine – et de retrouver les thèmes du merveilleux et de la métamorphose.

En savoir plus sur la manière dont Jean-Pierre Tusseau a travaillé ce texte

Transcrit en français moderne et abrégé par Jean-Pierre Tusseau

Présentation, dossier pédagogique, glossaire, index des principaux personnages et noms de lieux.

  • ISBN: 9782211306379
  • Date de première publication : 2004
  • Dans cette édition : 2020
  • Nombre de pages : 168
  • Prix public: 6.00 € - Acheter le livre en librairie

Étudier

Une légende fantastique à étudier au cycle 3 et au cycle 4

En sixième, dans le cadre de l’objet d’étude : « Le monstre, aux limites de l’humain » (Mélusine, femme-serpent, et ses fils monstrueux) qui recommande notamment l’étude de « contes et légendes de France et d’autres pays et cultures » et celle de contes merveilleux.

En cinquième, au titre des objets d’étude : « Héros / héroïnes et héroïsmes », qui invite à découvrir des œuvres du Moyen Âge, et « Imaginer des univers nouveaux », Le Roman de Mélusine présentant une dimension fantastique.

Texte recommandé par l’Éducation nationale.

En classe
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  • 5e

« Le Roman de Mélusine » : conte, métamorphoses et roman de chevalerie

Jean-Pierre Tusseau, professeur de lettres & médiéviste

12 séances – 36 pages

  1. Le paratexte : l’attente. L’illustration de couverture, la quatrième de couverture. Le mot « roman ». Vocabulaire de l’image.
  2. Le prologue : l’enjeu. Les conditions et les marques de l’énonciation. Étude du texte du prologue.
  3. À la découverte de l’ancien français : observation du texte original et comparaison avec le texte proposé.
  4. La mort du comte Aymeri. Le temps du récit. L’anticipation. Figures de style : allégorie et métaphore. Étude de texte. Travail de réécriture.
  5. L’apparition de la fée. La courtoisie. Les éléments du conte merveilleux. Les marques de l’énonciation dans le dialogue. Étude de texte : la fontaine des fées. Orthographe : réécriture.
  6. Le mariage. Les éléments caractéristiques d’une grande fête au Moyen Âge. Étude de la langue : le complément du nom et la proposition relative. Étude de texte : chapitre iv.
  7. La fée bâtisseuse. L’architecture défensive. L’expression de la rapidité. Étude de la langue : la voix passive et le complément d’agent. Recherche documentaire. Travail pluridisciplinaire français-histoire et géographie : le pays de Mélusine ; l’architecture militaire : de la motte au château fort.
  8. Les monstres. Étude de la langue : complément du nom et proposition relative. Recherches documentaires sur les monstres au CDI ou sur Internet. Travail pluridisciplinaire français-arts plastiques.
  9. La chevalerie et l’itinéraire d’un chevalier. Vocabulaire : le champ lexical (navigation, violence). Figures de style : comparaison et métaphore. Comparaison des itinéraires d’Urien et de Renaud. Travail pluridisciplinaire français-histoire : l’équipement du chevalier. Orthographe : dictée. Exercice d’écriture.
  10. L’image du moine. Les paroles rapportées : discours direct et indirect. Changement de temps dans le récit : le présent de narration. Étude des chapitres vii et xi. Rédaction et débat.
  11. La rupture. Rappel de la double nature de Mélusine : païenne et chrétienne. Les antonymes. L’expression de la cause. L’anticipation dans le récit. Étude de texte. Orthographe : dictée. Exercice d’écriture.
  12. La structure narrative de l’œuvre. Évaluation finale.
Pour les abonnés ecoledeslettres.fr
  • La naissance du roman au Moyen Âge
    par Claude Lachet, professeur émérite en langue et littérature françaises du Moyen Âge à l’université Jean Moulin-Lyon 3 :

    1. bien que par sa variété formelle (romans épisodiques ou biographiques, romans en vers ou en prose) et thématique (romans arthuriens, romans d’aventures non arthuriens, romans dits « réalistes »), le genre romanesque domine la littérature du xiiie siècle en langue d’oïl (au nord de la Loire), sa naissance est assez récente puisqu’elle date de la seconde moitié du xiie siècle, à une époque où la poésie lyrique et la chanson de geste connaissent les faveurs du public…

Autour du livre

Médias
Adapter les grands textes du Moyen Âge
rencontre avec Jean-Pierre Tusseau
Modernité et actualité de quelques héros du Moyen Âge
Un article de Jean-Pierre Tusseau sur Roland, Guillaume d’Orange, Raoul de Cambrai, Lancelot et Mélusine
Lectures en réseau

Avis de lecteurs

Bibliographie du Centre national de la littérature pour la jeunesse, BNF

« Excellente édition, établie essentiellement à partir de la version en vers de Coudrette, mais aussi du texte de Jean d’Arras. Jean-Pierre Tusseau, après un bref historique, nous explique, en fin de livre, sa méthode de travail, de manière simple et intéressante. Une présentation intelligente, jamais pédante, qui ne gêne en rien le charme du texte. »

« Lorsque j’ai vu ce livre, je me suis dit qu’au final je ne savais pas grand-chose de la légende de Mélusine, seulement que celle-ci était une fée avec une particularité et que son mari avait brisé sa promesse envers elle. J’ai donc voulu en savoir plus sur ce conte venant du Moyen Âge et qui, déjà à l’époque de la maternelle, m’avait intrigué, mais sans plus. Et je ne regrette absolument pas mon choix. Grâce au travail de transcription et à sa forme abrégée, j’ai pu profiter d’un texte fluide à lire, intéressant par sa narration, où l’on devine le style employé au Moyen Âge. […] L’histoire en elle-même est intéressante, elle mélange légende fantastique et réalité de l’époque, donnant ainsi une part de véracité au récit. Ce fut une agréable lecture et je ne peux que vous conseiller ce texte. »

« S’appuyant sur la légende en vers de Coudrette et le roman en prose de Jean d’Arras rédigés en ancien français au xive siècle, l’auteur rédige une synthèse claire de cette légende de la fée Mélusine qui a traversé les siècles, en mettant l’accent sur ses aspects historiques plus que sur le surnaturel et le symbolique. Une langue parfaitement limpide et un éclairage tout à fait édifiant. Lecture possible, je dirais, à partir de quatorze ans. »

Sur le site « Songe d’une nuit d’été »

« De la légende de Mélusine, je ne connaissais que le moment de la découverte du secret de celle-ci par son époux. C’est pourquoi j’ai été très intéressée d’en apprendre plus sur cette histoire qui date d’une époque qui me plaît bien, le Moyen Âge. Ce que j’ai aimé en premier lieu, c’est la couverture sobre avec ce bandeau qui illustre parfaitement le contenu de l’histoire. Ensuite vient le travail fait par M. Tusseau pour la transcription de ce texte en français moderne, ainsi que la façon dont il a été abrégé. Je n’ai eu aucune sensation de manque ou de problème de compréhension. Le texte est fluide, on a des détails, des événements durant plusieurs années du “règne” de Raymondin et Mélusine […]. Concernant toute la galerie de personnages, je me suis attachée à cette fée qui a voulu se libérer de sa malédiction, j’ai été triste pour son mari qui a écouté son idiot de frère et j’ai été intéressée par toutes les aventures qu’ont vécues leurs enfants, même si c’est assez sanglant par moments. Pour l’histoire, j’ai aimé que cette légende comporte certains éléments réels de cet âge troublé par de nombreuses guerres, mais aussi par un sursaut d’ouverture envers l’art. La religion est présente mais sans ostentation, elle est intégrée de façon naturelle au récit, comme la population de France la vit à cette époque. Pour conclure, j’ai beaucoup aimé cette lecture. C’est agréable de redécouvrir une histoire, une fable dont j’ai entendu parler depuis toute petite, on retrouve des points culturels et moraux du Moyen Âge. Le format et la longueur sont parfaits pour faire découvrir des classiques comme celui-ci à la nouvelle génération et aux autres lecteurs. »

Agenda

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« L’exposition Le Chant des ondes, des sirènes à Mélusine  invite petits et grands[...]

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« Au Moyen Âge, de nombreux genres littéraires fleurissent : chanson de geste, récit hagiographique,[...]

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