Le Récit de Gilgamesh -  ANONYME

ANONYME

Classique
Texte abrégé

Une traduction nouvelle pour la plus ancienne des œuvres littéraires connues

« Il est celui qui a tout vu, tout connu, celui à qui les mystères de l’univers ont été révélés. »

Ainsi commence Le Récit de Gilgamesh, le tout premier héros engendré par l’humanité dans la Mésopotamie du IIIe millénaire avant notre ère. Mais, si Gilgamesh est bien une sorte de super-héros affrontant les monstres et les dieux, il est aussi un homme terrassé par le décès d’Enkidu, son ami, son frère, et désormais tenaillé par la peur de la mort. Pour trouver la vie éternelle, il accomplira l’impossible, atteindra les confins du monde connu et franchira les « Monts jumeaux » que défendent les Hommes-Scorpions.
Il s’agit pour lui d’interroger les survivants du Déluge : eux sauront… Peut-on être homme et ne pas mourir ? Bien avant Ulysse, Gilgamesh rapportera la réponse, une réponse étonnante.

Le Récit de Gilgamesh, aussi appelé Épopée de Gilgamesh, est la plus ancienne des œuvres littéraires connues. Écrit entre le xviiie et le xviie siècle avant Jésus-Christ, il précède donc l’épopée grecque, c’est-à-dire L’Iliade et L’Odyssée (viiie siècle av. J.-C.), et l’épopée latine, L’Énéide (Ier siècle av. J.-C.). Il nous est parvenu grâce au premier système d’écriture inventé par l’homme, l’écriture cunéiforme, et fut découvert, gravé sur des tablettes d’argile, dans les fouilles de la bibliothèque du roi Assurbanipal, à Ninive, vers 1870.

Édition établie et présentée dans une traduction remaniée par Stéphane Labbe

Illustrations : bas-reliefs relevés par Eugène Flandin (Monuments de Ninive, Paul-Émile Botta, Paris, 1849-1850).

Dossier pédagogique, glossaire et index des personnages.

  • ISBN: 9782211238502
  • Date de première publication : 2010
  • Dans cette édition : 2019
  • Nombre de pages : 144
  • Prix public: 5.50 € - Acheter le livre en librairie

Étudier

Une nouvelle traduction pour étudier le plus ancien récit de l’humanité

En sixième, dans le cadre des objets d’étude : « Le monstre, aux limites de l’humain » (le rapace Anzu, l’ogre Humbaba, les Hommes-Scorpions…) et « Récits de création et création poétique » (le mythe du Déluge, en lien avec le thème 2 du programme d’histoire : « Croyances et récits fondateurs dans la Méditerranée antique au Ier millénaire avant Jésus-Christ »).

En cinquième : au titre de l’objet d’étude : « Héros / héroïnes et héroïsmes », Le Récit de Gilgamesh étant la plus ancienne épopée connue, mais aussi « Le voyage et l’aventure : pourquoi aller vers l’inconnu ? », « Avec autrui : familles, amis, réseaux », car c’est bien la perte de son ami Enkidu qui motive la quête du héros, et « Imaginer des univers nouveaux » (la descente aux Enfers).

Texte recommandé par l’Éducation nationale.

En classe
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  • 6e
  • 5e

« Le Récit de Gilgamesh »

Stéphane Labbe & Dominique Jolivet, professeurs de lettres

7 séances – 18 pages

  1. Lecture analytique (tablette II). Pourquoi et comment se construit le couple héroïque Gilgamesh / Enkidu ; première approche de la notion de registre épique.
  2. La première partie du récit (tablettes I à VII). Les exploits accomplis par le couple Gilgamesh / Enkidu, définition de l’épopée.
  3. Le présent de l’indicatif. Fiche d’exercices. Conjugaison du présent de l’indicatif, ses valeurs essentielles.
  4. Lecture analytique (tablette IX). Un récit initiatique ; première approche de la notion de symbole.
  5. Le merveilleux dans l’épopée (questionnaire sur l’ensemble du livre). Les éléments merveilleux de l’épopée et leurs significations.
  6. Le Déluge, du Récit de Gilgamesh à l’Ancien Testament : comparaison des deux récits du Déluge, interprétation de leurs différences en fonction des cultures dans lesquelles ils ont été produits.
  7. Évaluation : rédaction d’un court récit et réinvestissement des notions abordées.

En annexe, un test de lecture qui pourra être donné avant la séquence.

Pour les abonnés ecoledeslettres.fr
  • La descente aux Enfers : Ulysse, Énée, Orphée et Virgile. Séquence
    par Laurence Sieuzac, professeure de lettres :

    1. pour des héros épiques comme Ulysse et Énée, la catabase est une épreuve initiatique, un voyage spirituel mais aussi une quête intérieure, à la fois retour dans le passé et projection dans l’avenir. Les extraits de L’Odyssée, de L’Énéide, des Géorgiques et de La Divine Comédie sur lesquels s’appuie cette séquence proposent différentes définitions des Enfers. En effet, dans la mythologie gréco-latine, ils représentent le royaume des morts gouverné par Hadès et Perséphone (Pluton et Proserpine), alors que, dans la religion chrétienne, l’Enfer désigne le lieu où sont châtiés les damnés et s’oppose au Paradis. Cette étude réactive les notions fondamentales de mythe, d’épopée ou de héros épique. En maîtrise de la langue, elle traite des substituts, notamment des épithètes homériques, et des compléments circonstanciels de temps et de lieu. Dans le cadre de l’histoire des arts, elle analyse, en parallèle avec le texte de Dante, la Porte de l’Enfer d’Auguste Rodin.

  • Le motif de la descente aux Enfers dans l’Antiquité
    par Stéphane Labbe, professeur de lettres :

    1. le professeur pourra proposer, en prolongement à l’étude du Récit de Gilgamesh, une séquence centrée sur le motif de la catabase (descente aux Enfers). La comparaison entre les versions mésopotamienne (Gilgamesh, « La Descente d’Ishtar aux Enfers ») et gréco-latine (L’Odyssée d’Homère, L’Énéide de Virgile et Les Métamorphoses d’Ovide) permettra de souligner à la fois la diversité des imaginaires et le souci constant des hommes de construire des réponses aux terribles interrogations que suscite la mort. On poursuivra, par le biais des extraits proposés, l’exploration des outils d’analyse nécessaires à l’étude des textes narratifs, ainsi que la pratique de la grammaire, renforcée dans le cadre des nouvelles instructions officielles.

    Déroulement de la séquence : huit séances.

Autour du livre

Avis de lecteurs

La Revue des livres pour enfants

« Remarquable édition abrégée à l’intention des jeunes mais aussi pourra-t-elle être une bonne première lecture pour tous ceux qui hésiteraient à se lancer dans un texte lacunaire, difficile.

Ici, le texte a été habilement réécrit pour que la lecture soit aisée sans en retirer l’esprit. Il est suivi d’une tablette tardive qui narre la descente d’Enkidu aux enfers et de “la descente d’Ishtar aux enfers”, qui ont le mérite de nous donner une idée des conceptions des anciens Mésopotamiens sur l’“après vie”.

On trouvera, en outre, en fin de volume un index très utile car les noms des dieux mésopotamiens ne nous sont point familiers, une bibliographie aussi brève qu’intéressante et, surtout, une présentation de l’épopée limpide.

On ne peut que recommander sa lecture à tous – on peut lire à haute voix ce beau texte : il sonne bien. L’émotion nous saisit au récit de ces aventures, de la douleur indicible de Gilgamesh quand Enkidu meurt, de sa peur de mourir et de cette quête désespérée qui se termine dans une sorte de paix. Chef-d’œuvre qui n’a pas pris une ride depuis plus de quatre mille ans. »

Évelyne Cevin, septembre 2010

Sur le blog « Mamzelle Potter »

« Un classique (abrégé) que j’ai aimé découvrir et qui m’a dépaysée en me donnant envie de me tourner vers de nouvelles littératures. Ici, Gilgamesh est un personnage de la Mésopotamie antique et son récit est une des plus anciennes œuvres littéraires. Un classique à découvrir tout simplement, abrégé ou non ! C’est simple à lire, pas lourd du tout, et j’ai aimé me plonger dans cette aventure aux allures fantastiques. »

« Ce livre est bien parce qu’il y a beaucoup d’action. Je le conseille autant pour les grands que pour les petits. J’ai aimé les personnages, Enkidu et Gilgamesh. Le passage du livre que j’ai préféré, c’est lorsque Enkidu et Gilgamesh deviennent amis et partent à l’aventure. »

Maxens, sixième, club lecture du collège Rosa Parks.

 

« Je n’aurais jamais cru découvrir dans ce premier roman de l’humanité une si grande modernité. Comme si bien peu de choses avaient changé depuis l’aube des temps. La traduction est belle. L’émotion est grande. »

Agenda

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« La cour Khorsabad présente les vestiges d’une gigantesque ville bâtie en à peine dix ans,[...]

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